Le plus difficile n’est pas de publier. C’est de savoir quoi publier.
Une fois les écrans installés, une question revient rapidement.
Que va-t-on mettre dessus cette semaine ?
Le problème paraît simple. Il devient pourtant chronophage quand chaque contenu demande une nouvelle réflexion.
Qui doit parler ? Sur quel sujet ? Avec quel média ? Pendant combien de temps ? Sur quels écrans ? À quelle fréquence ?
Sans méthode, les contributeurs avancent au fil des demandes. Un événement arrive. On crée un visuel. Une information RH tombe. On ajoute une slide. Puis une semaine plus calme arrive.
Les écrans ralentissent.
Pourtant, une communication efficace ne demande pas de trouver de nouvelles idées chaque jour. Elle demande surtout de disposer d’un système simple pour repérer les bons sujets, choisir les bons formats et programmer les bonnes informations.
C’est tout l’intérêt d’un plan de contenu éditorial.
Commencez par les sujets, pas par les écrans
Le premier réflexe consiste souvent à ouvrir le logiciel et à chercher un modèle.
C’est l’ordre inverse.
Commencez par recenser les sujets qui méritent d’être vus. Votre entreprise produit déjà beaucoup d’informations. La communication corporate annonce les grands projets. Les RH partagent les actualités internes. Les managers connaissent les informations du terrain. Les équipes métier disposent de chiffres et de résultats.
Les écrans peuvent aussi relayer les événements, les réussites, les innovations et les informations pratiques.
Un bon plan éditorial rassemble ces sources.
Pour chaque sujet, posez une question simple : est-ce utile, intéressant ou mobilisateur pour le public qui regarde cet écran ?
Cette question permet déjà d’écarter une grande quantité de contenus.
Les écrans ne doivent pas devenir une copie de l’intranet. Ils doivent sélectionner les informations les plus pertinentes pour un public situé dans un lieu précis.
Cette logique rejoint les recommandations actuelles sur les plans de contenu pour l’affichage dynamique : relier chaque contenu à un objectif, de tenir compte du public et d’identifier précisément les sources et contributeurs.
Classez les contenus avant de les programmer
Une organisation simple consiste à répartir les sujets en quelques grandes familles.
Vous pouvez par exemple distinguer la vie de l’organisation, les informations pratiques, les actualités métiers, les événements et la vie des équipes.
Ces catégories servent de repères.
Elles évitent aussi qu’une seule thématique occupe tous les écrans.
La méthode PULSE d’I-Vidéo recommande de travailler avec trois ou quatre rubriques clairement identifiées.
Chaque rubrique possède ses sources, son responsable et son rythme de publication.
Le tableau de suivi peut rester très simple.
Une ligne correspond à un sujet. Une colonne indique le responsable. Une autre précise la date souhaitée. Une dernière identifie le média disponible.
Vous pouvez utiliser un tableau collaboratif partagé avec les équipes. Chacun y dépose ses sujets au même endroit.
La communication n’a plus besoin de relancer chaque service individuellement.
Choisissez le bon média en fonction du message
Tous les sujets ne méritent pas le même format.
Une information très courte fonctionne bien avec une animation ou un visuel impactant. Une actualité institutionnelle peut demander davantage de temps. Un événement peut bénéficier d’une vidéo. Un indicateur peut s’afficher sous forme de donnée dynamique.
Certains contenus peuvent même s’actualiser automatiquement.
La météo, un flux RSS, un agenda ou des données métier évitent ainsi de créer manuellement des contenus qui changent souvent.
Le choix du média dépend surtout de deux éléments : ce que vous devez faire comprendre et le temps dont dispose le public pour le comprendre.
Une information urgente doit être immédiatement identifiable.
Un sujet de fond peut demander une mise en scène plus progressive.
Un événement exceptionnel peut justifier une diffusion plus présente pendant quelques jours.
Cette logique permet aussi de varier les expériences sans multiplier le travail.
Pensez au temps de passage devant l’écran
Un écran d’affichage dynamique n’est pas une chaîne de télévision.
Le public ne reste généralement que quelques instants devant lui. Dans les environnements étudiés par I-VIDEO, le temps de passage peut être inférieur à deux minutes. Il faut donc construire les contenus en fonction de cette réalité.
Un contenu trop long perd son audience avant sa conclusion.
Un contenu trop dense demande un effort excessif.
La solution consiste à privilégier des messages courts, immédiatement compréhensibles et visuellement identifiables.
Il faut aussi regarder la durée de la boucle complète.
Imaginez quinze contenus de deux minutes. Votre message revient seulement après une longue attente.
À l’inverse, une boucle plus courte augmente les chances de revoir rapidement les informations importantes.
La répétition joue alors en faveur de la mémorisation. Les contenus uniques, eux, peuvent accompagner un événement précis.
I-VIDEO distingue justement plusieurs usages selon le rythme souhaité : des contenus très courts pour interpeller, des contenus plus longs pour développer une expérience, des contenus répétitifs pour favoriser la mémorisation et des contenus uniques pour les événements.
Utilisez un tableau qui vous évite de réfléchir chaque semaine
Le meilleur outil éditorial n’est pas forcément le plus sophistiqué. Un tableau collaboratif suffit.
Il peut contenir le sujet, la rubrique, le responsable, le public concerné, le média disponible, la date de début, la date de fin et le rythme de diffusion.
Ajoutez une colonne pour indiquer si le contenu existe déjà.
Vous verrez rapidement apparaître des sources que vous pouvez réutiliser : site web, intranet, réseaux sociaux, agenda, photos, vidéos ou données métier.
Cette logique évite de produire des contenus spécifiquement pour les écrans chaque fois que vous avez quelque chose à communiquer.
La méthode PULSE s’appuie justement sur cette idée : identifier les contenus existants, leurs sources et leurs contributeurs avant de produire de nouveaux messages.
À quel rythme mettre à jour votre planning éditorial ?
Le tableau doit rester vivant, mais il ne doit pas devenir une nouvelle contrainte.
Un fonctionnement simple consiste à distinguer plusieurs temporalités.
Une feuille de route trimestrielle permet d’anticiper les événements importants. Chaque service peut y faire remonter ses principaux sujets.
Une mise à jour hebdomadaire suffit ensuite pour intégrer les nouveautés, retirer les contenus terminés et ajuster les priorités.
Enfin, certaines informations peuvent évoluer immédiatement. Une alerte, un changement d’horaire ou une actualité importante ne doit pas attendre le prochain point éditorial.
Cette organisation évite les deux excès.
Vous ne passez pas votre temps à modifier les écrans.
Vous n’attendez pas non plus le dernier moment pour préparer les contenus.
I-VIDEO recommande notamment une feuille de route trimestrielle et un point éditorial hebdomadaire de quinze minutes. Ce rituel permet de repérer les nouveautés, de retirer les contenus obsolètes et d’anticiper les événements.
Préparez vos contenus avant qu’ils deviennent urgents
Un bon planning ne sert pas seulement à publier. Il sert surtout à préparer.
Prenez un événement prévu dans six semaines. Le sujet peut déjà apparaître dans votre feuille de route. La communication sait qu’un visuel sera nécessaire. Le service concerné connaît son échéance. Le responsable de l’écran peut prévoir sa diffusion.
Vous évitez ainsi le classique « il faut mettre ça sur les écrans demain ».
Cette anticipation facilite aussi le travail des contributeurs.
Chacun sait ce qu’il doit fournir et pour quelle date.
Le système devient collectif.
Dans le programme PULSE, I-VIDEO recommande d’attribuer chaque rubrique à un contributeur identifié et de fixer une fréquence réaliste.
Gardez quelques contenus automatiques
Tous les écrans n’ont pas besoin d’être alimentés manuellement.
Certaines informations apportent naturellement du mouvement. La météo, les flux d’actualité, les réseaux sociaux, les agendas ou certaines données métier peuvent évoluer automatiquement.
Ces contenus jouent un rôle important.
Ils permettent de maintenir une activité visuelle régulière tout en libérant du temps aux équipes.
I-VIDEO identifie justement ces contenus automatisés comme un moyen de maintenir le rythme sans effort éditorial quotidien.
Le contributeur peut alors consacrer son temps aux sujets qui nécessitent réellement son intervention.
Testez, mesurez et corrigez
Un plan éditorial n’est jamais définitif.
Une information que vous pensiez essentielle peut laisser votre public indifférent. À l’inverse, un contenu très simple peut devenir particulièrement utile.
Il faut donc demander directement aux personnes qui regardent les écrans.
Quels contenus consultent-elles ? Lesquels retiennent-elles ? Quelles informations leur manquent ?
Un sondage trimestriel peut suffire.
I-VIDEO recommande notamment d’interroger régulièrement les publics sur les écrans, les informations qu’ils regardent et celles qu’ils souhaiteraient y trouver. Les réponses alimentent ensuite la feuille de route suivante.
Cette boucle est essentielle.
Vous ne pilotez plus votre communication à partir d’intuitions. Vous l’ajustez à partir des usages.
Un bon plan éditorial doit surtout vous faire gagner du temps
Le meilleur indicateur d’un plan de contenu reste finalement très concret.
Après quelques mois, les contributeurs doivent avoir moins de questions à se poser.
Ils savent quels sujets rechercher. Ils connaissent leurs sources. Ils savent qui contribue. Ils disposent de formats adaptés. Ils anticipent les temps forts.
Et surtout, ils ne repartent jamais d’une page blanche.
C’est là que l’affichage dynamique devient réellement durable. La programmation ne dépend plus d’une personne qui aurait toujours de nouvelles idées. Elle s’appuie sur une organisation partagée.
Le contenu arrive. Le bon contributeur le traite. Le bon média le met en valeur. Le bon écran le diffuse au bon moment.
La méthode PULSE fournit le cadre général.
Le plan de contenu en constitue le réflexe quotidien.
Une fois cette organisation installée, vos écrans ne demandent pas nécessairement davantage de contenu.
Ils demandent surtout moins d’improvisation.
Et c’est souvent ce qui fait la différence entre des écrans qui fonctionnent pendant quelques semaines et un véritable outil de communication qui reste vivant dans la durée.
Télécharger gratuitement notre nouveau livre blanc
« Le levier stratégique de la communication interne et corporate »
Télécharger le guide
